Rimbaud aime Baudelaire et Verlaine Char aime Rimbaud, Baudelaire et VerlaineMaulpoix aime Char, Rimbaud, Baudelaire et VerlaineJ'aime Maulpoix, Char, Rimbaud, Baudelaire et VerlaineEt moi, qui m'aime ?

Je suis toujours là où vous n'avez pas besoin de me rejoindre.

PS : Cherche jolie jeune fille à dompter, avec laisse de préférence. (Hermaphrodites androgynes accepté(e)s)

Si vous correspondez à la description, merci de vous signalez hinhinhin *w*

Ps2 : Dessin de Blanche pour moi XoX
Rimbaud aime Baudelaire et Verlaine Char aime Rimbaud, Baudelaire et VerlaineMaulpoix aime Char, Rimbaud, Baudelaire et VerlaineJ'aime Maulpoix, Char, Rimbaud, Baudelaire et VerlaineEt moi, qui m'aime ?
# Posté le samedi 12 juillet 2008 08:29
Modifié le lundi 14 juillet 2008 18:06

.

J'me casse. Ailleurs.

Mais il n'est pas nécessaire que vous me suiviez.

Bye_
# Posté le dimanche 06 avril 2008 06:52

Raphael ♥

Raphael ♥
Ange est de retour <3

Merci, mon dieu, merci.



"On pourrait sauter du sixième étage
Le sol aime bien les enfants de ton âge
On pourrait nous retrouver raides morts au Paradis

A une vitesse folle, à une vitesse folle
Tu verras comme cela passe ..."



♪ Sublime ♪



# Posté le jeudi 20 mars 2008 15:19

[______ _______ _______ ______ _________ ________ __________]

[______  _______  _______  ______  ♥  _________  ________  __________]
-





Tu trouves ça joli tout ce sang, tu trouves ca intéressant. Alors on va tester, on va faire de nouvelles expériences. Un coup de couteau par ici, une ligne de cutter par-là, la langue, avidement, recueille les premières gouttes qui perlent. Ensuite, c'est la plume qu'on y trempe, l'encre se colore, pâlit, les mots sont presque transparents sur la page. On appuie plus fort, la lame s'enfonce, le va-et-vient, cette horrible frénésie . Les sillons éclatent sur la peau, forment des bulles à la surface de la chair ; et à nouveau, l'argent plonge, l'extremité du stylo recueille les fragments rouges pour les mêler à l'Ecriture.
C'est joli tout ce sang, c'est interessant. On va tracer des dessins sur le corps, sur le papier, on va se vider et remplir à nouveau, toujours plus pâle, toujours plus beau. Ce sont des complaintes qui s'alignent, ce que tu écris tu l'ignores, le temps de relire tu ne l'as pas, il faut s'abreuver à la source, creuser plus profondément, absorber la couleur. Peu à peu le blanc disparait sous le mal, tu recouvres tout, minutieuse, acharnée. Et tes yeux brillent, on se brûle ; c'est joli tout ce sang, c'est intéressant.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 18:09
Modifié le vendredi 14 mars 2008 19:22

[]

Imperfection imperfectible.

Pour Thynn.



Alors c'est comme ça que l'histoire se termine, sur ce banc public et ta silhouette qui s'éloigne, démodée, désagréable, vaguement déçue. J'avais pourtant cru que ça marcherait cette fois ci, parce que tu n'avais pas, peut-être, cette manière banale d'aborder les choses, tu ne disais pas Je t'aime mais Tu me fais vivre, alors oui je m'y suis laissée prendre, j'ai couru après toi sous la pluie, j'ai avalé des cornets de marrons qui me brûlaient la gorge, je récitais des vers sur la rambarde des vieux ponts ; pour te plaire.

Un banc public. Avec des enfants qui jouent plus loin, un bac à sable, quelques arbres. Et ta silhouette qui s'éloigne, décidée décevante, ton dos qui marque la Distance. Alors oui j'y ai cru, j'osais glisser mes mains dans tes cheveux et t'embrasser sur le trottoir, devant les gens choqués, les passants biens. Et je dessinais tes sourires et je croquais nos rêves, à même ta peau, j'étouffais de bonheur.

Tu es venue comme ça, sans illusions et sans mémoire, tu ne ressemblais à personne, ces garçons et ces filles traînant avec eux un véritable CV de l'amour, tu n'es que le prochain, jusqu'à ce que ton nom lui aussi soit barré ; la liste continue. Toi tu restes perplexe sur ta chaise, les lèvres dans ton café tiédi, avec la cigarette qui se consume et tes doigts trop fébriles pour t'y raccrocher.

Mais toi, Toi, tu n'as pas dit 'le dernier faisait ci' 'la dernière pensait ça' et 'l'autre il ne téléphonait jamais' 'untel m'écrivait une lettre tous les jours', tu ne disais rien, tu souriais, aucune envie, aucun vécu. Tu testais. C'est ce que tu m'apprends dans le froid de l'échec, les yeux rivés sur tes ongles vernis, tu passes aux aveux, enfin. Et puis tu m'abandonnes, et tes talons qui claquent font un drôle de bruit dans mon ventre, comme une pellicule qui se rembobine, avec un arrière-goût de comédie. Un banc public. Il n'y a rien à dire, pas de serments, pas de remords. Et ta silhouette qui s'éloigne, désabusée, désillusoire, déchire enfin la partition de mon délire.

3.03.08
- Nocturne
# Posté le lundi 03 mars 2008 09:54
Modifié le mardi 04 mars 2008 11:14